Adjarra, Bénin — Vendredi 25 septembre 2026, l’Association BIOWA a organisé à Adjarra une nouvelle séance de dialogue intergénérationnel dans le cadre du projet PARF-JF DSSR, sous le thème « Dialoguons pour déconstruire les fausses croyances autour des DSSR ». Une quinzaine de jeunes filles ont pris part à la rencontre, aux côtés d’une représentante du Guichet Unique de Protection Sociale (GUPS), de leaders religieux et communautaires, de dignitaires locaux, de parents et d’une sage-femme de la zone sanitaire des 3A.
La séance a permis d’identifier les croyances les plus répandues autour de la sexualité, de la contraception et des violences basées sur le genre, avant de les confronter, génération après génération, aux réalités sanitaires et sociales du terrain. Le format a favorisé des échanges francs et sans détour : jeunes filles, parents, agents de santé et leaders religieux ont tour à tour partagé leur perception, sans que le dialogue ne devienne un cours magistral. Le temps fort de la rencontre a résidé dans cette liberté de parole, où les questions les plus sensibles ont pu être posées et débattues ouvertement, loin des tabous habituels.

À l’issue des échanges, chaque catégorie d’acteurs a formulé un engagement concret : les parents à consacrer plus de temps au dialogue avec leurs filles, les leaders à relayer des messages de protection, les agents de santé à renforcer l’orientation des adolescentes, et les jeunes filles elles-mêmes à rechercher des sources d’information fiables. Trois messages ont clôturé la rencontre : une croyance n’est pas toujours une vérité, le dialogue permet de questionner les idées reçues sans juger les personnes, et une information fiable protège mieux les adolescentes et jeunes-filles.

Cette activité s’inscrit dans la dynamique portée par BIOWA pour renforcer le pouvoir d’agir des filles et jeunes femmes en matière de DSSR.
Le projet Féministes en Action est financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par un consortium d’organisations féministes et de solidarité internationale. Il soutient le pouvoir transformateur des mouvements féministes à travers des financements adaptés, le renforcement des capacités et la création d’alliances durables. À travers la phase 2 de l’initiative, 12 organisations de la société civile du Bénin et du Togo renforcent leur impact aux niveaux local, national et régional, avec l’appui de CARE Bénin/Togo.
