L’Association BIOWA a organisé, le 11 octobre, une rencontre de co-création avec des filles sur le thème : « Utilisation responsable, stratégique et sécurisée du numérique ». L’objectif : permettre aux participantes de faire entendre leur voix, de promouvoir les droits et la santé sexuels et reproductifs (DSSR), de dénoncer le mariage d’enfants et de se protéger contre les violences numériques.
Pour beaucoup de filles, les réseaux sociaux sont devenus un espace d’expression, d’information et de lien. Mais ils sont aussi un terrain où se glissent le harcèlement, le chantage, la diffusion d’images sans consentement et la pression en ligne. Face à ce double visage, BIOWA a choisi de ne pas parler « à la place » des filles, mais de construire avec elles.

Tout au long de la rencontre, les participantes ont échangé sur leurs usages du numérique, partagé leurs expériences et identifié les risques auxquels elles sont exposées. Elles ont appris à protéger leurs comptes et leurs données personnelles, à reconnaître les violences numériques et à savoir comment réagir. Elles ont aussi réfléchi à la manière d’utiliser leurs réseaux de façon stratégique, pour diffuser des messages positifs, défendre leurs droits et dire non au mariage d’enfants.
Cette approche participative a permis de faire émerger des idées et des messages venus directement des filles, dans leurs mots. À l’issue de la rencontre, elles sont reparties plus informées, plus confiantes et mieux armées pour naviguer en ligne.
Cette activité s’inscrit dans la dynamique du projet PARF-JF DSSR, qui vise à renforcer le pouvoir d’agir des filles et des jeunes femmes. Elle illustre une conviction forte de BIOWA : une fille informée est une fille qui décide, qui se protège et qui avance.

Le projet Féministes en Action est financé par l’Agence française de développement (AFD) et mis en œuvre par un consortium d’organisations féministes et de solidarité internationale. Il soutient le pouvoir transformateur des mouvements féministes à travers des financements adaptés, le renforcement des capacités et la création d’alliances durables. À travers la phase 2 de l’initiative, 12 organisations de la société civile du Bénin et du Togo renforcent leur impact aux niveaux local, national et régional, avec l’appui de CARE Bénin/Togo.
